Bangui : DCA et les Femmes Moumines unissent leurs efforts pour la paix

L’ONG internationale Dan Church Aid (DCA), en partenariat avec l’Association des Femmes Moumines et avec le financement de l’Ambassade de France en République centrafricaine, organise une formation sur l’égalité de genre et la consolidation de la paix dans le 5ᵉ arrondissement de Bangui.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Actrices du changement », mis en œuvre pour renforcer la cohésion sociale et promouvoir le vivre-ensemble au sein des communautés.

À travers cette activité, les organisateurs entendent sensibiliser les femmes, les hommes, les leaders communautaires et les autorités locales sur les notions d’égalité homme-femme, la prévention des conflits ainsi que le dialogue communautaire.

Selon Joël Aporagne-Kindi, chef de projet, cette formation vise principalement à déconstruire certains stéréotypes encore ancrés dans la société centrafricaine concernant les rôles attribués aux hommes et aux femmes.

*« Nous voulons vulgariser le concept d’égalité des droits et des devoirs entre les sexes afin de favoriser une participation inclusive dans les mécanismes communautaires de paix »,* a-t-il expliqué.

Le projet met également un accent particulier sur les femmes du troisième âge, considérées comme des relais influents au sein des familles et des communautés.

Pour les responsables du programme, leur implication pourrait contribuer à transformer progressivement les mentalités et à promouvoir les valeurs du vivre-ensemble.

*« En formant nos mamans, nous touchons indirectement les enfants et les petits-enfants. Elles jouent un rôle essentiel dans l’éducation et la transmission des valeurs de paix », a ajouté Joël Aporagne-Kindi.

Pour la présidente de l’Association des Femmes Moumines, Adja Mariame BABO, cette initiative représente une opportunité de renforcer l’engagement communautaire en faveur de la paix durable.

« Les femmes ont un rôle important à jouer dans la consolidation de la paix. Cette formation permettra de promouvoir le respect mutuel, le dialogue et la cohésion sociale dans nos communautés », a-t-elle affirmé.

Prévu pour une durée d’un an, le projet « Actrices du changement » repose également sur une stratégie de localisation visant à renforcer les capacités des organisations de la société civile centrafricaines afin qu’elles puissent progressivement prendre le relais des organisations internationales.

Dans cette dynamique, dix organisations locales, dont huit à Bangui et deux à Sibut, ont déjà été formées et subventionnées pour mettre en œuvre leurs propres micro-projets communautaires.

Une prochaine session destinée aux jeunes est également annoncée afin d’élargir l’impact de cette campagne de sensibilisation sur l’égalité de genre, la prévention des violences et la consolidation de la paix en République centrafricaine.

Augier Ronald