
Dans le cadre du projet UNPBF « Les Voies vers l’Autonomisation », le Groupe 6 a organisé, ce vendredi 3 avril 2026, une journée de sensibilisation et de réflexion communautaire à la mairie du 5ème arrondissement de Bangui.
L’objectif : trouver des solutions durables aux litiges liés aux servitudes de passage. Par la Rédaction Le vivre-ensemble et la cohésion sociale passent avant tout par une gestion apaisée de l’espace commun. C’est fort de ce constat que les acteurs du projet UNPBF (Fonds pour la Consolidation de la Paix), soutenus par des organisations telles que Conciliation Resources, DCA (DanChurchAid) et M3D, se sont réunis ce matin devant l’Hôtel de Ville du 5ème arrondissement de Bangui.
La servitude de passage : un enjeu de paix sociale Le thème central de cette rencontre, « Journée de réflexion communautaire pour réduire les conflits liés aux servitudes de passage », touche au cœur du quotidien des Banguissois.
En zone urbaine, les accès aux habitations et le respect des limites de propriété sont fréquemment sources de tensions, de blocages, voire de violences entre voisins. Pour les organisateurs, l’enjeu est double : 1. Sensibiliser les populations sur les droits et devoirs de chacun en matière d’urbanisme. 2. Promouvoir la médiation communautaire comme alternative aux recours judiciaires souvent longs et coûteux. Un Plan d’Action concret Cette activité s’inscrit dans le Plan d’Action du Groupe 6, sous le haut patronage du projet « Les Voies vers l’Autonomisation ».
La présence de nombreux leaders communautaires, de représentants locaux et de citoyens lors de cette journée témoigne de la volonté collective de transformer ces zones de friction en espaces de dialogue. Sous le fronton de la Mairie, qui rappelle aux citoyens les règles de « Salubrité, Sécurité, Tranquillité et Morale Publique », les participants ont échangé sur les mécanismes locaux de résolution de conflits. L’idée est de permettre à chaque habitant du 5ème arrondissement de contribuer à une « gestion citoyenne meilleure et paisible ».
Vers une autonomisation durable Au-delà de la simple résolution de problèmes fonciers, le projet UNPBF vise, par ces initiatives, à renforcer l’autonomie des communautés. En apprenant à gérer leurs propres différends de manière pacifique, les citoyens posent les jalons d’un développement local stable, indispensable à la reconstruction du tissu social en République Centrafricaine. Cette journée du 3 avril 2026 marque une étape clé dans la consolidation de la paix au cœur de la capitale, prouvant une fois de plus que la stabilité nationale commence par la bonne entente entre voisins.
Augier Ronald
