
En 2026, les dépenses publiques consacrées à la santé en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale révèlent d’importantes disparités entre les pays.
Selon les données disponibles, la République démocratique du Congo (RDC), le Burkina Faso et la République centrafricaine (RCA) figurent parmi les pays qui consacrent la plus grande part de leur budget national au secteur de la santé.
La RDC en tête du classement Avec 10,23 % de son budget national alloué à la santé, la RDC occupe la première place du classement. Ce pourcentage représente un montant estimé à plus de 5 488 milliards de francs congolais.
Cette position témoigne d’un effort budgétaire important dans un pays confronté à de nombreux défis sanitaires et démographiques. Le Burkina Faso et la Centrafrique sur le podium Le Burkina Faso se classe deuxième avec 9,93 % de son budget national consacré à la santé, soit environ 388 milliards de FCFA. La République centrafricaine arrive en troisième position avec 7,88 %, représentant environ 29 milliards de FCFA. Malgré un budget global relativement limité, la RCA se distingue par la proportion significative de ressources allouées au secteur sanitaire, un indicateur d’une certaine priorité politique accordée à la santé publique.
Des écarts importants entre les pays Derrière le trio de tête, on retrouve : • le Gabon (5,93 %), • le Bénin (5,23 %), • le Mali (5,11 %), • la Côte d’Ivoire (4,66 %), • le Cameroun (4,51 %), • le Togo (4,29 %), • et le Niger (3,80 %).
Ces chiffres mettent en évidence un contraste notable : certains pays disposent de budgets sanitaires élevés en valeur absolue, mais consacrent une proportion relativement faible de leur budget national à la santé.
Au-delà des chiffres : une question d’efficacité Si la part du budget national dédiée à la santé constitue un indicateur important, elle ne suffit pas à mesurer la performance réelle des systèmes de santé. La qualité des infrastructures, l’accès aux soins, la disponibilité du personnel médical et la gestion des ressources restent des facteurs déterminants. Dans le cas de la Centrafrique, par exemple, la position dans le top 3 régional soulève une question essentielle : cet effort budgétaire se traduit-il réellement par une amélioration de l’accès aux soins pour les populations ?
Un enjeu stratégique pour le développement La santé demeure un pilier fondamental du développement. Les choix budgétaires opérés par les États africains en 2026 traduisent, à des degrés divers, la place accordée au bien-être des populations.
À l’heure où les défis sanitaires se multiplient, l’investissement dans la santé apparaît plus que jamais comme une priorité stratégique pour l’avenir du continent.
Augier Ronald
